Des grâces accordées au disciple Tidjâni

L’Apôtre d’Allah rapporté que Dieu a dit : « J’ai préparé à mes adorateurs ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce que l’esprit humain n’a pas imaginé »

En effet, Dieu a dit : « Nul ne sait ce qui leur est réservé comme joie, en récompense de ce qu’ils faisaient » (XXXII, 17).

L’appartenance à la confrérie tidjânî et la pratique du wird confèrent au disciple des avantages matériels (bien-être, salut ici-bas, etc.), moraux (le sens de la justice, l’honnêteté, la bonté, l’amour du prochain, la connaissance de soi, etc.) et spirituels (purification de l’âme, détachement, etc.). Bref, le disciple respectueux des recommandations de la voie peut prétendre à tous les avantages annoncés dans la « Jawâhiratul maanî ».

En outre, le fondateur de la tariqah a dit que tout disciple qui vient de prendre le wird tidjânî est d’office placé au rang des élus de Dieu (awliyà).

La tariqah tidjânî représente la quintessence de toutes les turuq qui l’ont précédé puisque son fondateur, Cheikh Ahmed Tidjânî avait pratiqué la plupart des turuq de son époque et avait reçu successivement dans chacune de ces turuq le droit de transmettre l’initiation et de nommer des muqadam jusqu’à ce que le Prophète lui-même l’affranchit des autres cheikh et lui déclarait qu’il était désormais son initiateur.

Ainsi, son fondateur occupe parmi les saints la place que Muhammad (B et S) occupe au sein des autres Prophètes, et sa tariqah joue le même rôle parmi les autres turuq que l’islam parmi les autres religions.

Le Cheikh Ahmed Tidjânî promet aux disciples qui pratiquent assidûment son wird l’amour du Prophète (B et S), l’accès au grade de la sainteté dans cette vie et l’accès au Paradis (eux-mêmes, leurs parents, leurs épouses et leur descendants directs et indirects) à la condition que ceux-ci conservent leur amour pour Cheikh Ahmed Tidjânî.

-Ils peuvent recevoir des instructions que Dieu communique par une voix inconnue : ce qui atteste de l’authenticité de la voix inconnue (hàlif : interlocuteur invisible), c’est la tradition suivante qui remonte à Aïcha (que Dieu lui fasse miséricorde !) « Lorsqu’ ils voulurent laver le corps du Prophète, dit-elle, ils furent d’avis différents et demandèrent : « Nous ne savons pas si nous devons dépouiller l’Envoyer de Dieu de ses vêtements, comme nous le faisons pour nos morts, ou bien si nous devons le laver avec ses vêtements sui lui ». Tandis qu’ils discutaient ainsi, Dieu les plongea dans une sorte de sommeil, et tous sans exception avaient le menton sur la poitrine ; puis quelque chose parla venant d’un coin de la pièce, et l’on ne savait pas ce c’était, qui dit : « Lavez le corps du Prophète dans se vêtements ! »

-Ils peuvent recevoir des instructions que Dieu leur communique par la lecture des pensées, conformément à la tradition suivant : « Prenez garde à l’intuition du croyant, car il regarde avec la lumière de Dieu !»

-Ils peuvent recevoir des instructions que Dieu leur communique par les songes. La tradition rapporte que le songe de l’homme pieux est la 46ème partie de la Prophétie.

-Dieu leur accorde des grâces en raison de son soin jaloux (ghayra) à leur égard conformément à la tradition suivante : « En vérité Dieu protége avec amour Son serviteur contre ce bas monde, comme vous-même vous protégez vos malades contre la nourriture et la boisson que vous redoutez pour lui. » (Suyûti)

-Dieu leur accorde des grâces au moment de la mort et après la mort.

En effet, ceux que Dieu aime ne meurent pas, mais ils passent d’une demeure à une autre.

La tradition rapporte, selon Aïcha (que Dieu l’ait dans sa miséricorde ! « J’ai entendu l’Envoyé de Dieu dire : « Un homme de ma Communauté parlera après sa mort, et il sera parmi les meilleurs musulmans de la dernière génération. »

Cheikh Umar Futiyu fait remarquer à juste titre que si, comme il a été dit plus haut, « Al- Tidjânî est supérieur à tous les saints, comme Muhammad à tous les Prophètes, sa confrérie est supérieure aux autres, comme la communauté musulmane à celle des autres Prophètes ».

Elle est appelé « tariqah » (voie) Ahmadiyyah, Muhammadiyyah, Ibrahimiyyah ». Ou encore « tariqah hanifiyyah » parce qu’elle bénéficie non seulement de la grâce générale du Seigneur Très-Haut, mais aussi de Sa grâce particulière en raison du fait que Dieu a choisi, dans la pré-éternité, le sceau des saints et les membres de sa confrérie, ce qui fait que ceux-ci sont, comme le sceau lui-même, supérieurs aux autres saints.

Ainsi, un membre d’une confrérie qui la quitte pour adhérer à la Tidjaniyya, « Dieu le met à l’abri dans ce monde et dans l’autre ; il n’a rien à craindre ni de Dieu ni du Prophète ni de son Cheikh, mort ou vivant, quel qu’il soit. Par contre, celui qui quitte la tidjaniyya pour une autre confrérie, « les malheurs s’abattront sur lui dans ce monde et dans l’autre, et il ne réussira jamais » (cf. Rimah)

« Même les membres de la tidjaniyya qui ont l’extérieur des gens du commun, privés d’illumination (mahjûbîn),ont un rang plus élevé que celui des grands pôles, à conditions qu’ils soient sincères » (Rimah, XXXVI,16 et 17)

Pour donner quelque idée des faveurs attribuées aux disciples tidjânî, on relève dans Jawâiroul maanî que si tous les « khoutbou » de la communauté de Muhammad (B et S) étaient réunis sur le plateau d’une balance et que sur l’autre plateau on dépose le cheveu d’un disciple tidjânî, il l’emportera en mérite.

Les disciples dont il s’agit sont les disciples accomplis.

La tariqah tidjaniyya englobe toutes les « turuq » et les dépasse ; elle les abroge à l’instar de la sharia Muhammadiyati qui clôt et surpasse toutes les autres sharia.

Ceux qui suivent la tariqah tidjaniyya bénéficieront de grâces que n’ont pas les disciples des autres turuq parce que Dieu le Très-Haut à promis aux disciples de Cheikh Ahmed Tidjânî de multiplier les faveurs dues à leurs bonnes actions comme Il multiplie celles des membres de la communauté de Muhammad (B et S).

Parmi les faveurs réservées aux disciples tidjânî, on peut citer quelques faveurs réservées à tous les disciples d’une part, et les faveurs réservées aux « khâss » (aux gradés).